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Trois extraits vidéos de la légendaire Edith Piaf ... à imbiber sans délai, bien sûr !

A quoi ça sert l'amour, L'hymne à l'amour, Non, je ne regrette rien.

Quel petit bout de bonne femme ! Quelle boule de présence et d'énergie ! On parle beaucoup trop de ses excès divers mais pas assez de son Travail. Pas de miracle. C'était une bosseuse. Je vous touche les pieds, Madame.

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Ah ! souvenirs, souvenirs ... C'était le bon bon vieux temps ...

Aujourd'hui c'est pas mal aussi. Chaque époque a ses nobles Bouffons. C'est dans la Permanence que s'inscrit la Tradition.

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henri_salvadorJ'adore Henri Salvador dans ce film de 1956 "Bonjour sourire" où il sévit avec Annie Cordy, Darry Cowl et mon maître, Louis de Funès, moustachu et roulant les "R", à cette époque.

La démarche artistique d'Henri Salvador s'inscrit dans la grande tradition du burlesque (sketch de l'imitation d'un chef d'orchestre où l'on sent bien l'influence de Groucho Marx) et du grand music hall. Du grand art. Dans ces trois extraits musicaux, les thèmes sont superbes et Salvador les chante magnifiquement. On passe du style crooner au scat (dans une superbe phrase vers la fin de la chanson "adieu tristesse, bonjour sourire") et à une virtuosité rythmique qui n'a rien à envier aux meilleurs rappeurs du jour dans "elle m'a dit". Salvador, I touch your feet.

Henri Salvador était un artiste complet. Guitariste de jazz (il avait joué avec Django et travaillé avec Quincy Jones dans les années 40), chanteur, comédien, comique. Il savait tout faire ! C'était l'époque où les comédiens étaient également des instrumentistes confirmés. De Funès, Darry Cowl et Fernand Raynaud étaient de bons instrumentistes qui commencèrent leurs carrières comme pianistes de jazz dans les cabarets. Une grande différence d'avec pas mal de comédiens d'aujourd'hui qui se servent de leur notoriété pour pousser la chansonnette sans grand talent, dans la plupart des cas. Enfin, dans ce film de 56, on est à la frontière du burlesque et du comique. Une époque bénie des Dieux - comme toutes les époques, du reste !

Heu ... one more thing, comme dirait Steve Jobs, l'excellente "musique de fond" (c'est ainsi qu'elle est pudiquement nommée dans le générique) est de Pierre Guillemin.

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Cinq vidéos de l'incomparable Jacques BREL :

Les bonbons, (1964), Madeleine (1966), Ne me quitte pas (1962), Le plat pays (1966), Les vieux (1963).

C'est riche, c'est Humain. A voir et revoir. Au revoir, Monsieur Brel.

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J'ai trouvé mon Maître : il s'appelle Léo. Il avait 9 ans à l'époque de cet enregistrement à la télé. Son interprétation est, pour moi, un modèle du genre. J'ai chaque fois écouté son "Over the rainbow" avec les mêmes frissons, le même émerveillement. Je rêve d'une telle perfection, précision. Enfin, pour parachever le tout, sa trombine est un modèle du genre ... Quand je pense à la gueule de constipés que plein d'entre nous faisons en jouant (constipation de 15 jours, parents brutalement décédés, maison incendiée etc.), on a du boulot pour retrouver cette fraîcheur. Qu'il demeure simple et humble. C'est là tout ce que nous pouvons lui souhaiter. 20/20.

Je pourrais faire un doctorat d'analyse sur la qualité de cette interprétation mais, pour gagner du temps, j'écris et je signe que même Dieu aurait du mal à faire mieux que Léo. 

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Fabuleuse interprétation de "Ça n'tourne pas rond dans ma p'tite tête" par Odette Laure qui nous démontre là une théatralisation fabuleuse dans une chanson si triste que seul, un grand comique, peut concevoir. En effet cette chanson a été composée par Francis Blanche ! J'admire chaque fois la façon dont Odette Laure s'exorcise de son état émotionnel à la fin de la chanson, par un grand éclat de rire. Sortez les mouchoirs ! Une serpillère suffira.

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