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vlad_jeremÇa s'est passé au CNSM, le lundi 5 mars 2012, sur mon plateau 3.

Je suis dans le rôle de l'entremetteur. Tout est arrangé pour la première rencontre de Vladimir et Jérémy, deux types que j'humais, avec mon nez de pointer, avoir plein de points communs. 

Vladimir Médail vient de rentrer de Berlin après un an de pérégrinations Erasmusique. Il passe sa tronche par l'entrebaillement de la porte du plateau.

Jérémy François est déjà squatté sur le tapis, la guitare prête à défourailler. A part un sourire et un rapide bonjour, ils ne se causent pas. Je sors l'iPhone, son pied de table, made in Hong-Kong, démarre l'enregistrement. Ils jouent 4 tunes dans la foulée (1-6-2-5 en Gm, there will never be another you, prelude to a kiss et Sandu de Clifford Brown).

Comme les 40 minutes de vidéo pèsent très lourd, j'ai finalement opté pour "there will never be another you". Enjoy ! et écrivez des commentaires (positifs). Ils méritent vos encouragements.

It happened in Conservatoire, on monday, march 5, 2012, in my class-room. I'm the go-between. Everything is fixed for the first meeting of Vladimir Medail and Jeremy François, two guys I intuitively felt had a lot in common. Vladimir is just back from Berlin after a year of european peregrinations with Erasmus. Jeremy is already sitted on our flying carpet, guitar in hand, ready to fire. Barely saying hello to each other, they don't really speak a word.  I take out the iPhone with its Hong-Kong made tripod stand and start recording. They play four tunes in a row (1-6-2-5 in Gm, there will never be another you, prelude to a kiss and end-up by Sandu of Clifford Brown.

As the 40 minutes video is many gigas heavy, I decided to post "there will never be another you".

Enjoy and give them your (positive) comments. They do deserve your support !

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quentinjeremyYou must absolutely hear that ! These fellows are great. While in the class, I incidentally asked them to play a standard for me. They sat down on the carpet, decided in a jiffy to go for "I got rhythm" and, without any rehearsal, played this 03:21 duet.

It comes in French in my mind : " de la balle ". Well, I just love every second of it. No rehearsal. That gives them an uncomparable freshness. They groove. They manage that miracle to make it short. Theme, chorus, theme and bas (in Hindi), basta in Spanish ! A miniature painting where lots of things are being said and shown. Respect.

Would love my Indians friends to hear them play.

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davidfriedmanpeterweniger

Y'a des jours - bénis des Dieux - où on fait le bon choix: C'est comme ça que ce mardi matin, je décidai soudainement d'aller écouter David Friedman et Peter Weniger au lieu d'appeler un toubib pour une sale bronchite qui, de toute façon, finira bien par quitter mes poumons pour une autre maison ou par me tuer.

Ils commencent par Emily (Johnny Mandel) (10'13) puis terminent par une impro (5'49). Scotché, le Mout. Tout ce que j'aime. Un son de rêve, inversement proportionnel à la qualité de l'enregistrement réalisé avec  mon vieil iPhone 3GS.

Ya tout ce que je recherche dans ce qu'ils font. Une énorme oreille, Ecoute, attention, intention, concentration à l'orientale (c.a.d. un état de de détente), un respect, un sens de l'esthètique, de l'anti déballage de représentant de commerce : Un élément choisi est regardé, choyé, contemplé, répété, pressé comme une orange juteuse - pour faire court : ils lui font l'amour jusqu'à ce qu'un nouvel élément arrive dans un fondu enchaîné. Belle vision du développement, qu'ils ont ! Idéal. Noble. Ça fait des gzzzzzzgggggjjj partout. La vie est Belle!

En plus, David et Peter sont aussi humbles et adorables qu'ils jouent bien ! Profond respect à ces 2 OVNI qui ont éclairé ma journée, ma semaine et plus puisqu'affinités... 

There are days - blessed by the Gods - where one makes the right choice:  That's how, this tuesday morning, I decided in a jiffy, to go and listen to David Friedman and Peter Veniger instead of calling a probably hopless doctor for a dirty bronchitis which will ultimately leave my lungs for another abode or kill me.
 They first play Emily (Johnny Mandel) (10'13) and go on with an improvisation (5'49). Spellbound, the Mout. All I love. A dream sound, inversely proportional to the quality of the recording done with my old iPhone 3GS.

There's just everything I look for in what they play. A huge Ear, listening, attention, intention, concentration - in the oriental sense of the term (i.e. relaxed state of mind), respect, esthetical sense, anti third rater salesman. I mean to say that one element is taken, shown, looked at, looked after, cared, nurtured, contemplated, repeated, pressed like a juicy orange - in short: they make love with it until a soft cross dissolve brings another element. High bred, Ideal, Noble. Beautiful vision of development, they have. One sign never lies: it makes lots of gzzzzzzgggggjjjj all over me. Feels like screamin' "Life is beautiful"

Moreover, David and Peter are as humble and lovely persons as they are great  musicians ! Respect for these two UFO who lit my day, my week and much more because affinities...

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Also listen "So in Love" from their CD "Retro"

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glennferris

Listen to this beautiful ballad based on a Chopin's prelude by the infernal trio : Emmanuel Bex (Hammond), Glenn Ferris (Trombone), Simon Goubert (Drums). 

Glenn requested me to mention that Chopin's prelude was up to 02:40 and that it is followed by "That Lucky Old Sun", a 1949 popular song with music by Beasley Smith and words by Haven Gillepsie.

They performed this beautiful tune on wednesday, June 14, 2006, in the "Sunset". I just love it. Sorry, movie I shot is inversely proportional to the quality of the music played.

Glenn is a truly inspired artist. What a feeling. Dancing music, drawing caressing arabesques. Enough, I don't want to become too lyrical !

Just listen and enjoy !

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Hamza Touré, Rémi Crambes, Ronan Courty

J'avais intitulé la vidéo "salauds de jeunes". Je ne le regrette pas. La seule chose qui puisse me déclencher l'ombre d'une gêne : c'est moi - dans toute ma splendeur, avec un bob sur le chef, descendant une mousse, la tête renversée en arrière. Ça fait mauvais genre. Mais bon, je ne suis pas bon chic bon genre. On ne se refait pas. En fait, je pourrais dire également que si je fais ça, c'est pour créer les conditions nécessaires à la détente afin que les artistes se lâchent, soient complètement relax. Ce n'est d'ailleurs pas complètement faux. Je crois mordicus à ce savant alliage entre travail et plaisir. Faire en sorte que travail soit plaisir et vice-versa. Si cela passe par une mousse ! qu'à cela ne tienne ! Pour moi, ces instants sur le plateau 3 sont totalement magiques et valent 1 000 concerts on l'on joue plus formellement - peut-être avec moins de pains - mais avec cette terrifiante "volonté de bien faire"  qui nous éloigne trop souvent de l'essence du plaisir. Sémantiquement, je ressens la volonté comme ennemi du lâcher prise (surtout quand on veut lâcher prise !) ... En d'autres termes, l'enfer est pavé de bonnes intentions ...

Bref, ils m'ébahissent, les gars. Après la mousse, je sors le Mac et leur demande de jouer un standard, Rémi Crambes est violoniste mais joue du piano comme un Dieu avec une imagination et un formidable sens esthétique. Ronan Courty déchire à la basse et Hamza Touré a un son terrible au ténor. C'est gravos, large et plein comme j'aime. Après avoir joué "In a sentimental mood", Ronan quitte la basse pour se mettre au piano et là encore, il déchire en jouant "What is this thing called love". De plus, que je te passe du violon au piano, de la basse au piano, ça m'éclate, me remplit d'admiration, me donne envie de faire un garde à vous. Respect. Béni soit moi qui suis entre si bonnes mains. Je dois vraiment être une tâche parce qu'avec tous les gurus que j'ai eu en ces jeunes, pendant tant d'années, je devrais être le meilleur musicien du monde. 

Enfin, quant au film réalisé avec l'iSight, pardon d'avoir fait une si mauvaise image mais je tenais le Mac dans les mains et me baladais de l'un à l'autre. Ces petits moments bénis des Dieux ne sont jamais programmés. Ils sont bonheur volé.

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François Jeanneau Quartet

Une archive vidéo de 50:31 du Quartet de François Jeanneau, datée de 1975, à Rome, avec Michel Grailler "Mickey" (piano), Aldo Romano (drums), Jean-François Jenny-Clark (bass) et François (soprano, tenor). Ça joue. Grave.

Ceux qui disent que Jeanneau est le Wayne Shorter français n'ont sans doute pas tout à fait tort ... Quant au chorus de JF ... Mais, ouvrez grands les mirettes, les esgourdes ...

A video archive (50:31) of François Jeanneau's Quartet, in 1975, in Roma, with Michel Grailler on piano, Aldo Romano on drums, the great Jean-François Jenny-Clark on bass and François Jeanneau on soprano and tenor.

Those who say that Jeanneau is the french Wayne Shorter are not far from truth, after all ... While the chorus of JF on bass, but let's just open our ears and listen ...

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Je les aime et les admire. Ils n''ont pas peur du silence en musique, ces jeunes. Maturité. Feeling d'enfer, grâce, joliesse. Ils sont super. Y'a tous les ingrédients. Y'a tout ce que je recherche dans la musique, à mon âge avancé. Respect.

C'était le 27 avril 2009, sans aucune répétition préalable, je vous l'assure. Ils jouent tranquillement, à ma demande, sur le plateau 3, souvent témoin de moments bénis des Dieux. L'iSight du MacBook Pro fait le reste ... Am I getting in a sentimental mood ?

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Y'a des gens, on est particulièrement fier et content de les avoir rencontré. Vincent en fait partie. Chaque fois que ce type joue, je me sens comme un gosse devant l'arbre de Noël. Je le dis pas fort sinon il va me demander du liquide - pas celui qui se boit - celui qui se range dans une enveloppe craft, dans sa poche, des liasses de morceaux de papiers imprimés avec de grands nombres.

Voici donc une petite vidéo, toujours enregistrée "on the fly" avec la iSight du MacBook Pro du vieux prof, sur le plateau 3, au CNSMDP, un beau 15 juin 2002. Une chtite impro solo du Monsieur. 

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Filmé "on the fly" avec la iSight de mon MacBook Pro, Paul Lay, un merveilleux pianiste qui a passé son Prix de Jazz du CNSMDP haut la main et qui continue à gagner tous les concours de Jazz du territoire. Un type aussi humainement que musicalement avancé. Un bosseur, un penseur, un poête. Le mot vulgaire ne fait pas partie de son dictionnaire personnel. Bref, un monsieur hautement fréquentable. J'espère que vous excuserez les nombreux grognements divers qui accompagnent la musique de Paul. Ils sont irrépressibles chez moi et me causent une gène quand la moitié de la salle se retourne pendant les concerts.

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Hervé Sellin, est mon voisin de plateau, au conservatoire. Je suis sur le 3, il est sur le 4. Il est aussi mon collègue et ami. Comme je suis d'un naturel gentil, je m'en vais lui faire la bise et alors là ! paf ! voila-t-y pas qu'il me sert du Willie Smith "the Lion". C'est beau, élégant, de la dentelle. On dirait presque du Chopin ! et en plus, il l'interprête comme un Dieu. J'y connais pas grand chose mais le monsieur est rudement décontrat au piano. C'est beau de voir l'économie des mouvements sur le clavier. C'est d'ailleurs probablement parce qu'il est aussi détendu qu'il parvient à jouer ça sans finir complètement tétanisé, crampé, blafard et hurlant. Bravo et merci Sellin !

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