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Vous trouverez ici tout ce qui ne rentre nul par ailleurs, tout ce qui n'aurait sa place dans aucun onglet.

Courage ! Il n'y a pas, dans Miscellaneous - qui signifie " divers " en anglais - de nombreux posts. Seulement une sorte de fourre-tout, de moutal-en-vrac.

guitryDeux courts extraits d'un film de Guitry de 1951 et tirés de sa pièce de théâtre "Deburau" narrant l'histoire d'un clown célèbre du XIX° siècle.

 

Dans le premier extrait, le médecin ne sachant pas qu'il a été appelé pour soigner le célèbre acteur Deburau, lui conseille, pour sortir de sa dépression, d'aller au théâtre écouter un très grand artiste... peut-être le fameux Deburau !

 

Dans le deuxième extrait, Debureau donne une leçon magistrale à son fils à qui il va passer la main...

 

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ghee_bottleVous adorez la cuisine indienne ? les produits laitiers ? le beurre ? Vous aimez jouer aux alchimistes en touillant amoureusement le contenu de votre marmite ?  Alors cet article est pour vous. Préparez du Ghee et vous me bénirez pour les 12 prochaines générations. J'ai ai besoin.

Il y a plusieurs façons de faire du ghee ou "beurre raffiné" par manque d'une meilleure traduction. A Banaras, j'amenais un pur lait de buffle à la centrifugeuse du quartier et je repartais avec une crème fraîche liquide avec laquelle je faisais le ghee. On peut également utiliser de la crème fraîche ou - et c'est le top du top - entreposer la crème du lait que vous faites bouillir quotidiennement jusqu'à ce qu'il y en ait assez. Mais en France, j'utilise le beurre doux comme base de préparation. Achetez du beurre de bonne qualité. (Je ne citerai des marques que contre envoi d'un chèque généreux.) 

Mettre les plaquettes de beurre dans une grande casserole. Ceci est absolument nécessaire car le ghee "montera" comme du lait, dans la phase finale. Faites fondre à feu doux tout en touillant avec une cuillère en bois. L'alchimie commence au bout d'une dizaine de minutes ... de petits grumeaux se forment et nagent dans le beurre qui change légèrement de couleur. Il vous faut continuellement touiller avec une spatule en bois pour que les grumeaux n'attachent pas sur les bords de la casserole. La cuisson se poursuit et vous verrez la couleur des grumeaux progressivement passer d'une couleur crème à un marron clair jusqu'à ce que de plus en plus d'écume se forme et assez soudainement se mette à monter (comme un lait qui bout). Là, il faut être vigilant et continuer à touiller énergiquement pour ne pas bruler les grumeaux qui virent au marron plus foncé. Arrêtez le feu et continuez à remuer pour aider le ghee à refroidir. Vous pouvez également retirer la casserole du feu alors que l'écume continue à monter. Cela permettra aux grumeaux de moins brunir et donnera une odeur et une saveur moins caramélisée, chocolatée. Après refroidissement, les grumeaux se seront déposés au fond de la casserole. Cela vous permettra de verser délicatement le ghee dans des bocaux, tout en écartant le reste de l'écume. Bien que l'on puisse déguster le dépot après l'avoir mélangé avec du sucre, il est préférable de le jeter car il ne serait pas particulièrement bon pour la santé et je ne peux être tenu responsable de l'explosion de votre cholestérol.

A la différence du beurre, le ghee n'a pas besoin de frigo et ne rancira pas. Il sera liquide quand il fait chaud et solide quand la température est plus froide.

Sa saveur est incomparable et vous pouvez l'utiliser soit pour frire les légumes, soit après la cuisson, en en mettant une bonne cuillère dans votre assiette. Bonheur assuré !

Enfin, pour donner le "professional look" à vos réalisations, vous pouvez imprimer de belles étiquettes (gratuitement) sur ce fabuleux site - merveilleusement conçu. Une véritable "online" application, meilleure et plus rapide que bien des logiciels du commerce.

01_plaquettesbeurre 02_plaquettesbeurre 03_beurrefondu 04_beurrefondu
05_grumeaux 06_grumeaux 07_grumeaux 08_grumeaux
09_mousse 10-mousse 11_mousse 12_ghee
13_ghee 14_depot 15_ghee 16_solidghee 
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emile_coueEmile Coué (1857-1926) est un homme extraordinaire. Trop en avance sur son temps, il a souvent été décrié à tord - de son vivant et même encore aujourd'hui. L'expression "méthode Coué" est insupportable d'injustice tant le sens qu'elle véhicule est péjoratif dans le language courant. Une sorte de politique de l'autruche où un demeuré dit que tout va bien alors que rien ne va ... Dormez, je m'occupe de vous, tout va bien ! Si cela colle parfaitement à la langue de bois dont les politiques nous abreuvent, cela n'a rien à voir avec Emile Coué qui a, en occident, fait drastiquement avancer la sémantique, l'autosuggestion voire l'auto-hypnose. Aujourd'hui encore, je trouve que son oeuvre n'a pas pris une ride. Certes, à la différence d'autres, il n'a jamais élaboré de théories complexes (cela a pu lui être reproché) mais c'est la simplicité même de sa méthode qui en fait sa force. 

J'ai trouvé le texte intégral de son ouvrage "La maîtrise de soi-même par l'autosuggestion consciente" sur cet excellent site (texte que j'ai "nettoyé", entièrement reformaté avec Nisus Writer Pro et enregistré en pdf à votre intention) et, superbe cadeau du Web dans ce qu'il a de meilleur à nous offrir, un enregistrement sonore de la méthode Coué, par son inventeur, sur un extraordinaire site qui offre par ailleurs, une quantité phénoménale d'enregistrements audio de vieux cylindres, cires et 78t.

Puisse le nom de Coué être associé à son oeuvre véritable et non à ce qu'on lui a prêté à tord. Hommage lui soit rendu !

 

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downloadLa Méthode Coué
(Emile Coué de la Chataigneraie (1857-1926))

14.6 MB12:44 min
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Là ! L'Asie. Sol miré, phare d'haut, phalle ami docile à la femme, il l'adore, et dos ci dos là mille à mis ! Phare effaré, la femme y résolut d'odorer la cire et la fade eau. L'art est facile à dorer : fard raide aux mimis, domicile à lazzi. Dodo l'amie outrée !

desnos

Robert Desnos (1900-1945)

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mandalaUn très beau texte, transmis par Philippe Barbey-Lallia, qui précise que Kim & Alison McMillen en sont les auteurs et non Chaplin, contrairement à ce que certains ont pu véhiculer.

A very beautiful text, presented by Philippe Barbey-Lallia, who tells that Chaplin is not the author as some said but that it was written by Kim and Alison McMillen.

As I began to love myself I understood how much it can offend somebody as I try to force my desires on this person, even though I knew the time was not right and the person was not ready for it, and even though this person was me.Today I call it “RESPECT“.As I began to love myself I stopped craving for a different life, and I could see that everything that surrounded me was inviting me to grow.Today I call it “Maturity“.As I began to love myself I understood that at any circumstance, I am in the right place at the right time, and everything happens at the exactly right moment, so I could be calm.Today I call it “SELF-CONFIDENCE“. As I began to love myself I quit steeling my own time, and I stopped designing huge projects for the future. Today, I only do what brings me joy and happiness, things I love to do and that make my heart cheer, and I do them in my own way and in my own rhythm.Today I call it “SIMPLICITY“.As I began to love myself I freed myself of anything that is no good for my health – food, people, things, situations, and everything the drew me down and away from myself. At first I called this attitude a healthy egoism.Today I know it is “LOVE OF ONESELF“.As I began to love myself I quit trying to always be right, and ever since I was wrong less of the time.Today I discovered that is “MODESTY“.As I began to love myself I refused to go on living in the past and worry about the future. Now, I only live for the moment, where EVERYTHING is happening.Today I live each day, day by day, and I call it “FULFILLMENT“.As I began to love myself I recognized that my mind can disturb me and it can make me sick. But As I connected it to my heart, my mind became a valuable ally.Today I call this connection “WISDOM OF THE HEART“.We no longer need to fear arguments, confrontations or any kind of problems with ourselves or others. Even stars collide, and out of their crashing new worlds are born.

Et sa traduction française: 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment. Et alors, j’ai pu me relaxer. Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Estime de soi.Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions. Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Authenticité.Le jour où je me suis aimé pour de vrai, J’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle. Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Maturité.Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment… Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… le Respect.Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme. Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… l’Amour propre.Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grands plans, j’ai abandonné les méga-projets du futur. Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime quand cela me plait et à mon rythme. Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Simplicité.Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison, et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé. Aujourd’hui, j’ai découvert … l’Humilité.Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir. Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe. Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois. Et cela s’appelle… la Plénitude.Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir. Mais si je la mets au service de mon coeur, elle devient une alliée très précieuse ! Tout ceci, c’est… le Savoir vivre.Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter. Du chaos naissent les étoiles.

 

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rajamoutalmasalamasalaindianwoman1

Savez-vous ce qu'est un "curry" ? une "masala" ?

— C'est simplement un mélange d'épices made in India. Come my shop! I'll make good price for you!

Là où ça se complique, c'est que les ingrédients varient en nombre, qualité et quantité. Aussi ces mots de "curry" ou "masala" ne veulent pas dire grand chose si ce n'est que la base de ces mélanges est toujours constituée de poudre de graines de coriandre.

moulinacafebraunQuand vous achetez du curry, il y a toujours une tonne de coriandre en poudre (c'est l'ingrédient le moins cher, qui fait le volume), un peu de cumin, de curcuma, poivre, piment et sel, peu d'autres épices (qui coûtent plus cher) et surtout, le mélange est vieux comme Mathusalem et donc les saveurs passées. Cela me fait penser à un vieux café en poudre en comparaison avec un café noble sous vide ou que l'on moud soi-même après avoir fait brièvement griller les grains. Ça embaume tout l'appartement  et ça s'appelle bonheur!

L'idéal est donc de le composer soi-même. Munissez-vous des épices, du vieux moulin à café électrique, d'un pilon, de récipients et de ... patience.

Le choix d'épices que j'utilise n'est pas exhaustif. Chacun y va de sa recette. Il n'y a donc pas de vérité. La dernière masala que nous avons réalisée est constituée de 24 épices plus le sel!

Quant aux quantités, je ne puis les donner non pas par soucis de garder un secret de famille, mais tout simplement parce que je fais le mélange final au juger à partir des tas séparés.

 

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Un geste de remerciement à Joomla, pour ce que cette "open source app" me permet de réaliser, avec 2 "Home-Made" icons pour votre Mac sous OS X. Ils sont compressés en un petit fichier zip de 806KB .

As a little  token of gratitude towards Joomla, for all  this Open Source App allows us to realize, you may download 2 "home-made" icon folders for your Mac under OS X. They are zipped in a little file (806KB).

joomla_folders

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Indian Chief Seattle (c.1780-1866) speech, 1854

Yonder sky that has wept tears of compassion upon my people for centuries untold, and which to us appears changeless and eternal, may change. Today is fair. Tomorrow it may be overcast with clouds. My words are like the stars that never change. Whatever Seattle says, the great chief at Washington can rely upon with as much certainty as he can upon the return of the sun or the seasons. The white chief says that Big Chief at Washington sends us greetings of friendship and goodwill. This is kind of him for we know he has little need of our friendship in return. His people are many. They are like the grass that covers vast prairies. My people are few. They resemble the scattering trees of a storm-swept plain. The great, and I presume -- good, White Chief sends us word that he wishes to buy our land but is willing to allow us enough to live comfortably. This indeed appears just, even generous, for the Red Man no longer has rights that he need respect, and the offer may be wise, also, as we are no longer in need of an extensive country. There was a time when our people covered the land as the waves of a wind-ruffled sea cover its shell-paved floor, but that time long since passed away with the greatness of tribes that are now but a mournful memory. I will not dwell on, nor mourn over, our untimely decay, nor reproach my paleface brothers with hastening it, as we too may have been somewhat to blame. Youth is impulsive. When our young men grow angry at some real or imaginary wrong, and disfigure their faces with black paint, it denotes that their hearts are black, and that they are often cruel and relentless, and our old men and old women are unable to restrain them. Thus it has ever been. Thus it was when the white man began to push our forefathers ever westward. But let us hope that the hostilities between us may never return. We would have everything to lose and nothing to gain. Revenge by young men is considered gain, even at the cost of their own lives, but old men who stay at home in times of war, and mothers who have sons to lose, know better.Our good father in Washington--for I presume he is now our father as well as yours, since King George has moved his boundaries further north--our great and good father, I say, sends us word that if we do as he desires he will protect us. His brave warriors will be to us a bristling wall of strength, and his wonderful ships of war will fill our harbors, so that our ancient enemies far to the northward -- the Haidas and Tsimshians -- will cease to frighten our women, children, and old men. Then in reality he will be our father and we his children. But can that ever be? Your God is not our God! Your God loves your people and hates mine! He folds his strong protecting arms lovingly about the paleface and leads him by the hand as a father leads an infant son. But, He has forsaken His Red children, if they really are His. Our God, the Great Spirit, seems also to have forsaken us. Your God makes your people wax stronger every day. Soon they will fill all the land. Our people are ebbing away like a rapidly receding tide that will never return. The white man's God cannot love our people or He would protect them. They seem to be orphans who can look nowhere for help. How then can we be brothers? How can your God become our God and renew our prosperity and awaken in us dreams of returning greatness? If we have a common Heavenly Father He must be partial, for He came to His paleface children. We never saw Him. He gave you laws but had no word for His red children whose teeming multitudes once filled this vast continent as stars fill the firmament. No; we are two distinct races with separate origins and separate destinies. There is little in common between us. To us the ashes of our ancestors are sacred and their resting place is hallowed ground. You wander far from the graves of your ancestors and seemingly without regret. Your religion was written upon tablets of stone by the iron finger of your God so that you could not forget. The Red Man could never comprehend or remember it. Our religion is the traditions of our ancestors -- the dreams of our old men, given them in solemn hours of the night by the Great Spirit; and the visions of our sachems, and is written in the hearts of our people. Your dead cease to love you and the land of their nativity as soon as they pass the portals of the tomb and wander away beyond the stars. They are soon forgotten and never return. Our dead never forget this beautiful world that gave them being. They still love its verdant valleys, its murmuring rivers, its magnificent mountains, sequestered vales and verdant lined lakes and bays, and ever yearn in tender fond affection over the lonely hearted living, and often return from the happy hunting ground to visit, guide, console, and comfort them. Day and night cannot dwell together. The Red Man has ever fled the approach of the White Man, as the morning mist flees before the morning sun. However, your proposition seems fair and I think that my people will accept it and will retire to the reservation you offer them. Then we will dwell apart in peace, for the words of the Great White Chief seem to be the words of nature speaking to my people out of dense darkness. It matters little where we pass the remnant of our days. They will not be many. The Indian's night promises to be dark. Not a single star of hope hovers above his horizon. Sad-voiced winds moan in the distance. Grim fate seems to be on the Red Man's trail, and wherever he will hear the approaching footsteps of his fell destroyer and prepare stolidly to meet his doom, as does the wounded doe that hears the approaching footsteps of the hunter. A few more moons, a few more winters, and not one of the descendants of the mighty hosts that once moved over this broad land or lived in happy homes, protected by the Great Spirit, will remain to mourn over the graves of a people once more powerful and hopeful than yours. But why should I mourn at the untimely fate of my people? Tribe follows tribe, and nation follows nation, like the waves of the sea. It is the order of nature, and regret is useless. Your time of decay may be distant, but it will surely come, for even the White Man whose God walked and talked with him as friend to friend, cannot be exempt from the common destiny. We may be brothers after all. We will see. We will ponder your proposition and when we decide we will let you know. But should we accept it, I here and now make this condition that we will not be denied the privilege without molestation of visiting at any time the tombs of our ancestors, friends, and children. Every part of this soil is sacred in the estimation of my people. Every hillside, every valley, every plain and grove, has been hallowed by some sad or happy event in days long vanished. Even the rocks, which seem to be dumb and dead as the swelter in the sun along the silent shore, thrill with memories of stirring events connected with the lives of my people, and the very dust upon which you now stand responds more lovingly to their footsteps than yours, because it is rich with the blood of our ancestors, and our bare feet are conscious of the sympathetic touch. Our departed braves, fond mothers, glad, happy hearted maidens, and even the little children who lived here and rejoiced here for a brief season, will love these somber solitudes and at eventide they greet shadowy returning spirits. And when the last Red Man shall have perished, and the memory of my tribe shall have become a myth among the White Men, these shores will swarm with the invisible dead of my tribe, and when your children's children think themselves alone in the field, the store, the shop, upon the highway, or in the silence of the pathless woods, they will not be alone. In all the earth there is no place dedicated to solitude. At night when the streets of your cities and villages are silent and you think them deserted, they will throng with the returning hosts that once filled them and still love this beautiful land. The White Man will never be alone. Let him be just and deal kindly with my people, for the dead are not powerless. Dead, did I say? There is no death, only a change of worlds.

seattle

 

Déclaration du chef indien Seatlle, 1854

" Comment peut-on vendre ou acheter le ciel, la chaleur de la terre ? Cela nous semble étrange. Si la fraîcheur de l’air et le murmure de l’eau ne nous appartient pas, comment peut-on les vendre ? "" Pour mon peuple, il n’y a pas un coin de cette terre qui ne soit sacré. Une aiguille de pin qui scintille, un rivage sablonneux, une brume légère, tout est saint aux yeux et dans la mémoire de ceux de mon peuple. La sève qui monte dans l’arbre porte en elle la mémoire des Peaux-Rouges. Les morts des Blancs oublient leur pays natal quand ils s’en vont dans les étoiles. Nos morts n’oublient jamais cette terre si belle, puisque c’est la mère du Peau-Rouge. Nous faisons partie de la terre et elle fait partie de nous. Les fleurs qui sentent si bon sont nos sœurs, les cerfs, les chevaux, les grands aigles sont nos frères ; les crêtes rocailleuses, l’humidité des Prairies, la chaleur du corps des poneys et l’homme appartiennent à la même famille. Ainsi, quand le grand chef blanc de Washington me fait dire qu’il veut acheter notre terre, il nous demande beaucoup... "" Les rivières sont nos sœurs, elles étanchent notre soif ; ces rivières portent nos canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler tout cela et apprendre à vos enfants que les rivières sont nos sœurs et les vôtres et que, par conséquent, vous devez les traiter avec le même amour que celui donné à vos frères. Nous savons bien que l’homme blanc ne comprend pas notre façon de voir. Un coin de terre, pour lui, en vaut un autre puisqu’il est un étranger qui arrive dans la nuit et tire de la terre ce dont il a besoin. La terre n’est pas sa sœur, mais son ennemie ; après tout cela, il s’en va. Il laisse la tombe de son père derrière lui et cela lui est égal ! En quelque sorte, il prive ses enfants de la terre et cela lui est égal. La tombe de son père et les droits de ses enfants sont oubliés. Il traite sa mère, la terre, et son père, le ciel, comme des choses qu’on peut acheter, piller et vendre comme des moutons ou des perles colorées. Son appétit va dévorer la terre et ne laisser qu’un désert... "" L’air est précieux pour le Peau-Rouge car toutes les choses respirent de la même manière. La bête, l’arbre, l’homme, tous respirent de la même manière. L’homme blanc ne semble pas faire attention à l’air qui respire. Comme un mourant, il ne reconnaît plus les odeurs. Mais, si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l’air nous est infiniment précieux et que l’Esprit de l’air est le même dans toutes les choses qui vivent. Le vent qui a donné à notre ancêtre son premier souffle reçoit aussi son dernier regard. Et si nous vendons notre terre, vous devez la garder intacte et sacrée comme un lieu où même l’homme peut aller percevoir le goût du vent et la douceur d’une prairie en fleur... "" Je suis un sauvage et je ne comprends pas une autre façon de vivre. J’ai vu des milliers de bisons qui pourrissaient dans la prairie, laissés là par l’homme blanc qui les avait tués d’un train qui passait. Je suis un sauvage et je ne comprends pas comment ce cheval de fer qui fume peut-être plus important que le bison que nous ne tuons que pour les besoins de notre vie. Qu’est-ce que l’homme sans les bêtes ? Si toutes les bêtes avaient disparu, l’homme mourrait complètement solitaire, car ce qui arrive aux bêtes bientôt arrive à l’homme. Toutes les choses sont reliées entre elles. "" Vous devez apprendre à vos enfants que la terre sous leurs pieds n’est autre que la cendre de nos ancêtres. Ainsi, ils respecteront la terre. Dites-leur aussi que la terre est riche de la vie de nos proches. Apprenez à vos enfants ce que nous avons appris aux nôtres : que la terre est notre mère et que tout ce qui arrive à la terre arrive aux enfants de la terre. Si les hommes crachent sur la terre, c’est sur eux-mêmes qu’ils crachent. Ceci nous le savons : la terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre. Ceci nous le savons : toutes les choses sont reliées entre elles comme le sang est le lien entre les membres d’une même famille. Toutes les choses sont reliées entre elles... "" Mais, pendant que nous périssons, vous allez briller, illuminés par la force de Dieu qui vous a conduits sur cette terre et qui, dans un but spécial, vous a permis de dominer le Peau-Rouge. Cette destinée est mystérieuse pour nous. Nous ne comprenons pas pourquoi les bisons sont tous massacrés, pourquoi les chevaux sauvages sont domestiqués, ni pourquoi les lieux les plus secrets des forêts sont lourds de l’odeur des hommes, ni pourquoi encore la vue des belles collines est gardée par les fils qui parlent. Que sont devenus les fourrés profonds ? Ils ont disparu. Qu’est devenu le grand aigle ? Il a disparu aussi. C’est la fin de la vie et le commencement de la survivance.

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rudyardkipling18651936If

If you can keep your head when all about you
Are losing theirs and blaming it on you
If you can trust yourself when all men doubt you
But make allowance for their doubting too
If you can wait and not be tired by waiting
Or being lied about, don’t deal in lies
Or being hated, don’t give way to hating
And yet don’t look too good, nor talk too wise
If you can dream —and not make dreams your master
If you can think —and not make thoughts your aim
If you can meet Triumph and Disaster
And treat those two impostors just the same
If you can bear to hear the truth you’ve spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools
Or watch the things you gave your life to broken
And stoop and build’em up with worn-out tools
If you can make one heap of all your winnings
And risk it on one turn of pitch-and-toss
And lose, and start again at your beginnings
And never breathe a word about your loss
If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them: “Hold on !”
If you can talk with crowds and keep your virtue
Or walk with Kings - nor lose the common touch
If neither foes nor loving friends can hurt you
If all men count with you, but none too much
If you can fill the unforgiving minute
With sixty seconds’ worth of distance run
Yours is the Earth and everything that’s in it
And - which is more - you’ll be a Man, my son!

 

Rudyard Kipling (1865-1936)

 

Traduction (non littérale) d'André Maurois (1885-1967)

Tu seras un Homme, mon fils

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir
Si tu peux être amant sans être fou d’amour<
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour
Pourtant lutter et te défendre
Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot
Si tu peux rester digne en étant populaire
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi
Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître
Penser sans n’être qu’un penseur
Si tu peux être dur sans jamais être en rage
Si tu peux être brave et jamais imprudent
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tous jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils!

 

Rudyard Kipling (1865-1936) - Traduction lyrique mais non littérale d'André Maurois (1885-1967)

 

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Jamais vu ça depuis que j'habite à Rouen. 6 bonnes heures de chute de neige ininterrompue. Il fallait que je vois ça, que j'entende le délicieux crissement des après-ski s'enfonçant dans la poudreuse. Pendant quelques instants, je me pris pour un cosmonaute avec ces godillots, oubliant presque la bagarre implacable auquel je dus me livrer pour parvenir, enfin victorieux, à les enfiler. J'exultais, ennivré, comme le premier explorateur du monde ! Bon, manifestement, je n'étais pas le seul !

Magnifique vieille ville de Rouen. Voici quelques images.

Never seen that since I live in Rouen. 6 hours of uninterrupted heavy snowing. I had to go out and see that, I had to hear the delicious crunching noise of the boots in the snow. For some time, I felt as a cosmonaut with these heavy shoes, almost forgetting the long merciless fight I had  in order to shoe them.I was exulting, euphoric as if I was the first explorator of the world. Well, I was not the only one thinking that way !

Awesome old city of Rouen. Here are a few snaps.

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